Benchmarks e-com : les vrais seuils, et d’où ils viennent
CTR, CPM, hook rate, ROAS, fréquence : les seuils que Koda applique réellement, avec leurs sources nommées — et les endroits où la sagesse commune se trompait. Chaque seuil est lu depuis le code qui note réellement les campagnes importées — pas recopié dans une page qui dériverait ensuite.
- Hook rate : quel taux d’accroche vise-t-on vraiment ?Sous 20 % c’est la zone morte, 30-40 % c’est bon, 40 %+ c’est l’élite. Mesuré sur 578 750 créas — et la communauté était 10 points trop généreuse.Excellent : 40 % et plusBon : 30 % et plusLimite : 20 % et plusMauvais : sous 20 %
- ROAS : le seul chiffre qui compte, c’est ton seuil de rentabilitéLe ROAS seul ne dit rien. Ce qui décide, c’est ton break-even : 1 ÷ ta marge. À 25 % de marge, un ROAS de 3× te fait perdre de l’argent.Excellent : 3× et plusBon : 2× et plusLimite : 1× et plusMauvais : sous 1×
- CPM : pourquoi les moyennes publiques te font grader au rougeLes médianes pays annoncent 7-10 €, mais elles mélangent tous les objectifs. Une campagne optimisée achat en France tourne bien plus haut.Excellent : sous 10 €Bon : sous 20 €Limite : sous 30 €Mauvais : au-dessus de 30 €
- CTR : 1,5 % est le seuil, 0,9 % est le signal d’alarmeLe taux de clic lien en e-com : au-dessus de 1,5 % c’est bon signal, 2,5 %+ sur les créas qui scalent, sous 0,9 % la pub n’attire personne.Excellent : 2,5 % et plusBon : 1,5 % et plusLimite : 0,9 % et plusMauvais : sous 0,9 %
- Fréquence : au-delà de 4, ton audience est saturéeLa fréquence, c’est le nombre de fois qu’une même personne a vu ta pub. Sous 2,5 c’est sain, au-delà de 4 la performance décroche.Excellent : sous 1,5Bon : sous 2,5Limite : sous 4Mauvais : au-dessus de 4
Le glossaire : 44 termes e-com et media buying
Les définitions que l’équipe répète le plus, avec les ordres de grandeur qui vont avec. Ce ne sont pas des définitions de dictionnaire : elles portent les seuils qu’on applique vraiment.
- CTR (taux de clic)
- Pourcentage de personnes qui cliquent sur ta pub après l'avoir vue. Un CTR élevé = ta créa accroche. En e-com, 1,5 %+ est un bon signal, sous 0,9 % ta pub n'attire pas.
- CPM (coût pour 1 000 impressions)
- Ce que tu paies pour que ta pub soit affichée 1 000 fois. Un CPM qui grimpe = audience chère ou concurrence forte sur ta cible.
- CPC (coût par clic)
- Ce que tu paies en moyenne pour chaque clic vers ton site. Il découle du CPM et du CTR : une bonne créa fait mécaniquement baisser ton CPC.
- CPA (coût par achat)
- Ce que tu dépenses en pub pour obtenir UNE vente. À comparer directement à ta marge : si ton CPA dépasse ta marge par vente, tu perds de l'argent.
- ROAS (retour sur dépense pub)
- Chiffre d'affaires généré divisé par le budget pub dépensé. ROAS 2× = 2 € de ventes pour 1 € de pub. Sous 1×, tu perds ; au-dessus de 2×, tu peux généralement scaler.
- ATC (ajout au panier)
- Nombre de visiteurs qui ajoutent ton produit au panier. On vise 5-10 % des visites. Beaucoup de clics mais zéro ATC = le problème est sur ta page produit, pas sur ta pub.
- IC (paiement initié)
- Visiteurs qui commencent le paiement. Beaucoup d'ATC mais peu d'IC = frais de livraison surprise, checkout trop long ou manque de confiance.
- KPI (indicateur clé)
- Les métriques sur lesquelles tu bases tes décisions : CTR, CPM, CPA, ROAS… Chaque phase de test a SES KPI — regarder le mauvais au mauvais moment mène aux mauvaises décisions.
- Créa (créative)
- Le visuel de ta pub : vidéo ou image + texte. C'est le levier n°1 de la performance — avant le budget et avant les réglages de campagne.
- Hook
- Les 3 premières secondes de ta vidéo. Si elles n'arrêtent pas le scroll, le reste de la pub ne sera jamais vu. C'est le premier élément à itérer quand le CTR est faible.
- Angle marketing
- La façon dont tu présentes le produit : le problème qu'il résout, l'émotion qu'il déclenche. Un même produit peut échouer sur un angle et exploser sur un autre.
- UGC (contenu utilisateur)
- Vidéos au format « client qui filme lui-même » : authentiques, peu produites. Elles convertissent souvent mieux que les pubs trop léchées.
- CBO (budget au niveau campagne)
- La campagne répartit automatiquement le budget entre tes adsets. L'inverse de l'ABO où tu fixes le budget adset par adset. Sur des petits tests, la différence est marginale — la créa compte plus.
- ABO (budget au niveau adset)
- Tu fixes un budget par adset, ce qui force la dépense sur chaque audience testée. Souvent utilisé en phase de test, avec passage en CBO au scaling.
- Adset (ensemble de publicités)
- Le niveau intermédiaire d'une campagne : il définit l'audience, le placement et le budget. Tes créas vivent à l'intérieur des adsets.
- Media buying
- L'art de structurer et piloter les campagnes (budgets, audiences, enchères). Important à grand volume, mais à petit budget, la qualité des créas pèse bien plus lourd.
- Spend (dépense)
- Le budget pub réellement dépensé. Juger un test avec trop peu de spend n'a pas de sens : il faut un minimum de données avant toute décision.
- Pixel
- Le petit code de tracking installé sur ta boutique qui remonte les événements (visite, ATC, achat) à la plateforme pub. Mal configuré, toutes tes stats sont fausses.
- Retargeting
- Re-cibler les personnes qui ont déjà interagi (vu la pub, visité le site, abandonné un panier). Audiences chaudes = conversion bien plus élevée.
- Phase d'apprentissage
- Les premiers jours d'une campagne, l'algorithme cherche à qui montrer ta pub. Les stats y sont instables : évite les conclusions hâtives et les modifications trop fréquentes.
- Fréquence
- Nombre moyen de fois où une même personne a vu ta pub. Au-dessus de ~4, ton audience sature : les performances chutent, il faut élargir l'audience ou renouveler les créas.
- Scaling
- Augmenter progressivement le budget d'une campagne rentable (+20-30 % tous les 2-3 jours) sans casser sa rentabilité. Monter trop vite déstabilise l'algorithme.
- Testing
- Phase où tu valides un produit/angle avec un petit budget. L'objectif n'est pas de faire un max de ventes, mais de collecter de la data fiable pour décider : continuer, itérer ou pivoter.
- Organique
- Trafic gratuit obtenu en publiant du contenu (TikTok, Reels…) sans payer de pub. Peu coûteux mais lent : compte plutôt en mois qu'en jours.
- MOQ (quantité minimum de commande)
- Le nombre minimum d'unités qu'un fournisseur accepte de vendre. Pour tester une niche, cherche un MOQ de 1 via un agent plutôt que d'immobiliser du stock.
- Agent (sourcing)
- Intermédiaire qui trouve, négocie et expédie tes produits depuis le fournisseur. Un bon agent raccourcit les délais de livraison et sécurise la qualité.
- AOV (panier moyen)
- Montant moyen dépensé par commande. L'augmenter (bundles, upsells) améliore ta rentabilité sans toucher au coût d'acquisition.
- Funnel (tunnel de conversion)
- Le parcours pub → page produit → panier → paiement. Chaque étape perd du monde ; analyser OÙ ça décroche te dit QUOI corriger — créa, page, offre ou checkout.
- Landing page
- La page sur laquelle atterrit le visiteur après le clic. Bon CTR mais zéro vente = c'est elle (prix, preuves, clarté de l'offre) qu'il faut retravailler, pas la pub.
- Marge par vente
- Prix de vente moins coût du produit, livraison et frais. C'est TA référence de rentabilité : un CPA sous ta marge = tu gagnes de l'argent, au-dessus = tu en perds.
- Break-even (seuil de rentabilité)
- Le point où tu ne gagnes ni ne perds d'argent (ROAS 1× ou CPA = marge). En dessous, chaque vente te coûte ; l'objectif du testing est de passer nettement au-dessus.
- Dropshipping
- Vendre sans stock : le fournisseur expédie directement au client. Démarrage peu coûteux, mais délais de livraison et qualité fournisseur deviennent tes points critiques.
- Branding
- L'image de marque : nom, design, ton, confiance. C'est ce qui te différencie quand ton produit existe moins cher sur Amazon ou AliExpress.
- Spark Ads
- Format pub qui booste un post organique existant (TikTok/Meta) au lieu d'une pub classique : tu gardes les vues, likes et commentaires comme preuve sociale.
- Statique
- Créa au format image fixe (photo + texte), par opposition à la vidéo. Rapide à produire, très efficace en retargeting et avec une offre/promo affichée.
- Native
- Pub qui imite le contenu organique de la plateforme (article, post) pour ne pas ressembler à une pub. Format long qui raconte avant de vendre.
- VSL (video sales letter)
- Vidéo de vente longue qui argumente en profondeur (problème, mécanisme, preuve, offre). Adaptée aux produits qui demandent de l'explication — pas à toutes les niches.
- Winner (créa gagnante)
- La créa qui concentre la dépense et les ventes d'une campagne. Une seule suffit pour valider : on la duplique, on itère ses angles et on coupe les autres.
- Surf scaling
- Scaling agressif : augmenter le budget toutes les 2-3 heures en surfant sur une campagne qui performe. Plus risqué que le scaling progressif par paliers quotidiens.
- BM (Business Manager)
- L'espace professionnel Meta qui regroupe pages, comptes publicitaires et pixels. C'est lui qui subit les vérifications et restrictions du compte.
- Spy tool
- Outil qui espionne les pubs des concurrents (reach, durée de diffusion, nombre de créas) pour repérer les produits qui scalent. La Meta Ads Library en est la version gratuite.
- Threshold (seuil de facturation)
- Le montant que la plateforme pub te laisse dépenser avant de te facturer. Il monte avec l'ancienneté du compte — un compte neuf a un seuil bas.
- Hook Rate (taux d'accroche)
- Pourcentage de personnes encore là après ~3 secondes de vidéo. C'est le juge de tes premières secondes : sous 15 % ton ouverture ne retient pas, 20 %+ c'est bon. Un hook fort avec un CTR faible = le début accroche mais la promesse ne convainc pas.
- Hook Power (taux de rétention)
- Parmi les gens que ton accroche a captés, combien restent. Le Hook Rate mesure si on s'arrête ; le Hook Power mesure si on reste. Définition variable selon les comptes — le barème affiché te dit contre quoi tu es noté.